L'Abbaye Notre Dame des Neiges est situé en Ardèche sur les GR7, GR72, Le Cévenol, de la Montagne Ardéchoise, Tour du Roujanel et l'Historique du Chemin de Stevenson GR70 entre St Laurent les Bains en Ardèche et La Bastide-Puylaurent en Lozère.

L'Abbaye Notre Dame des Neiges en Ardèche
Alt. 1081m
Comme
les humains, les pays semblent marqués par leur destin: les hautes montagnes du
Vivarais entre Loire et Allier, abritèrent du XIIe siècle à la Révolution
française des monastères cisterciens, Mazan depuis 1119-1121, Les Chambons
depuis 1152 et 1164, et sur la rive gauche de l'Allier
une Abbaye de moniales, Mercoire en
Gévaudan, confiée dès l'origine à l'Abbé de Mazan. Durant sept siècles la
vie cistercienne fut vécue dans ces maisons de prière et de charité jusqu'au
jour où la Révolution les détruisit et vendit les domaines. L'un de ces
derniers, le Mas de La Felgère, ancienne grange des Chambons, fut racheté en
1791 par Jean Chalbos, le dernier emphytéote. Son fils Jean Antoine vit sa race
s'éteindre; les deux enfants qui lui restaient étaient l'un, Casimir, prêtre de
Saint-Sulpice, l'autre, Théodore, prêtre du diocèse de Viviers. Tous trois
décidèrent que leur bien devait revenir à l'Ordre monastique qui avait fait la
gloire de Mazan et des Chambons. Ils firent des offres à l'Abbaye de Notre-Dame
d'Aiguebelle, dans le diocèse de Valence.
Le
père Abbé Dom Orsise et ses religieux virent mal l'établissement d'un monastère
en un lieu pauvre de ressources agricoles et au climat rigoureux. Ils refusèrent
l'offre de la famille Chalbos. L'abbé Casimir Chalbos sollicita l'intervention
de Mgr Guibert, évêque de Viviers et de Mgr Chartrousse, évêque de Valence. Les
deux évêques furent d'accord pour l'aider. Avec leur appui, l'abbé Chalbos se
présenta à nouveau devant Dom Orsise qui accepta de tenter l'expérience.
La fondation fut décidée le 5 août 1850, jour de la fête de Notre-Dame des Neiges, qui est le titre de Sainte-Marie Majeure à Rome. Ce fut le nom heureux du futur Monastère. Le 13 août, Mgr Chartrousse signait l'acceptation officielle; le 25 août, un premier groupe de religieux partait à pied d'Aiguebelle, emportant, pour tout mobilier, ce que pouvait contenir la charrette traînée par un unique cheval. Le 28 au soir, les moines prenaient possession du domaine de La Felgère, de sa pauvre ferme et de l'auberge attenante, antique relais entre le Vivarais et le Gévaudan.
Onze années
passèrent, temps nécessaire à l'établissement canonique de la Communauté et à la
construction d'un monastère régulier, établi plus bas à la jonction des
ruisseaux de Rieufrais et du Val des Loups. Le 16 juillet 1861, les religieux
s'y installèrent au cours de festivités présidées par Mgr Foulquier, évêque de Mende (préfecture de la Lozère), délégué par Mgr
Delcusy, évêque de Viviers, empêché au dernier moment. Le monastère n'était
encore qu'un prieuré gouverné par Dom Gabriel Monbet; les autorités de l'Ordre
hésitaient à l'élever au rang d'abbaye, non par peur de manquer de sujets, car
les postulants arrivaient sans cesse, mais à cause des difficultés financières
entrainées par l'installation et la construction du Monastère.
Dom Gabriel Monbet fut rappelé à Aiguebelle pour en devenir Abbé. Aux Neiges, la situation matérielle s'améliorait, avec une Communauté nombreuse et fervente, aussi le 16 juin 1874, le Chapitre conventuel fut-il appelé à procéder à l'élection du premier Abbé. Il le choisit dans la personne de Dom Polycarpe Marthoud, prieur depuis 1858: la Nouvelle Abbaye comptait alors quatre-vingt dix membres. Le 26 octobre 1878, R.L. Stevenson (l'auteur de l'« Ile au Trésor ») faisait halte à Notre Dame des Neiges. Il donna de cette étape un récit pittoresque et plein d'intérêt dans son livre «Voyage avec un âne à travers les Cévennes ».
En 1880 le
pouvoir Républicain s'en prit aux Congrégations religieuses en qui il voyait des
ennemis du régime. Beaucoup de monastères connurent des heures sombres.
L'expulsion des moines de Notre-Dame des Neiges fut décidée et fixée au début de
novembre: une chute de neige aussi rapide qu'imprévue, sans doute
providentielle, l'empêcha; l'apaisement des esprits, apporté par l'hiver,
soulagea momentanément les religieux. Le Père Abbé, craignant un retour de la
persécution, voulut assurer un refuge à sa communauté. Avec un groupe de moines,
il fonda le prieuré d'Akbès en Syrie. Très bien admise au départ par les
chrétiens et par les musulmans, la communauté dut fuir, à cause de la guerre, au
début de 1915. Une reprise des hostilités en 1920 aboutit au pillage du
monastère et à la mort du Père Philippe: ce fut la fin d'Akbès. Après le départ
de Dom Polycarpe à Akbès, Dom Joseph Goddard gouverna les Neiges comme Supérieur
délégué ».
En octobre
1887, Dom Martin Martin fut élu Père Abbé; il prit Dom Goddard comme Prieur. La
persécution continuant, ils établirent un refuge à Cordemois en Belgique; ce refuge
ne fut d'ailleurs jamais occupé, car le monastère, en définitive, fut épargné.
Le 16 janvier 1890, Dom Martin eut la joie de recevoir Charles de Foucauld au
nombre de ses novices et d'être ainsi son premier maître en spiritualité
monastique. Le novice reçut le nom de Frère Albéric; officier de cavalerie, il
s'était converti en 1886. Son premier séjour aux Neiges ne dura que quelques
mois, puisqu'il partit bientôt pour Akbès.
Sa vie de trappiste aux Neiges ou à Akbès dura sept ans; en août 1900, après un temps de vie solitaire en Palestine, il revint aux Neiges pour se préparer à son ordination sacerdotale qui eut lieu à Viviers le 9 juin 1901. Puis il partit pour le Sahara où l'attendait une mort tragique le premier décembre 1916. La séparation ne brisa jamais les liens d'affection qui le liaient à son premier monastère; du désert, il écrivait à Dom Martin: " j'ai gardé tout Notre-Dame des Neiges dans mon cœur ».
Le
successeur de Dom Martin 1er, venu d'Aiguebelle, ne fit que passer: élu en 1909,
Dom Martin Jouve était virtuellement démissionnaire, quand un incendie détruisit
le Monastère dans la nuit du 27 au 28 janvier 1912. Tout faillit sombrer, mais
unie autour de son Prieur la communauté fit front et prépara immédiatement la
reconstruction; le 2 juillet 1912 la première pierre était posée. En octobre, le
Prieur Dom Augustin Martin devenait Abbé; il mena rapidement les travaux à leur
terme; deux ans après l'incendie, le nouveau monastère était debout.
La situation financière assainie, les Neiges connurent un nouvel essor. Mais la guerre de 1914 survint avec son cortège de misères et de malheurs, sept religieux ne revinrent pas des champs de bataille. Dom Jean-Marie Balmes devint Abbé en 1932, son abbatial fut troublé pendant la guerre de 1939-1945 par les souffrances, les privations et les soucis causés par l'absence des religieux prisonniers. C'est durant cette période que vint se réfugier au monastère Robert Schuman, un hôte qui devait devenir célèbre. Dom Jean-Marie laissa à tous le souvenir d'une grande simplicité et d'une grande bonté.
En 1949,
Dom Toussaint Louche lui succéda; il fut à l'origine du renouveau et des
transformations opérées depuis. Dom Claudius Valour (abbé de 1959 à 1982) eut un
abbatial important: il réalisa la construction de l'hôtellerie, la restauration
des lieux réguliers, ainsi que l'aménagement des Caves et de locaux pour
recevoir les nombreux hôtes et retraitants de l'Abbaye. Ce programme important
de travaux a été rendu possible grâce à l'activité de la Cave. L'« œuvre du Vin
de Messe » commencée en 1900 sur la propriété de Saint-Julien de Cassagnas, dans
le Gard, s'est maintenant transportée à Bellegarde, zone réputée pour sa
clairette, célèbre vin blanc A.O.C.
A partir des raisins achetés aux viticulteurs de cette région, les Pères produisent des vins liturgiques, mais aussi leurs vins de table, leurs vins mousseux « Fleur des Neiges », ainsi que différents autres produits. C'est là le gagne-pain de la communauté, et l'origine d'un partage avec ceux qui sont dans le besoin.
Depuis le 5 novembre 1982, Dom Pierre-Marie Fayolle a pris la charge de cette Communauté, pleine d'espoir en son avenir, car elle est sûre que le Dieu qui a toujours veillé sur elle poursuivra son assistance et lui maintiendra sa bénédiction.
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Hier wonen en werken een vijftigtal monnikken. Ze leven voornamelijk van de
landbouw maar produceren ook een zeer geliefde wijn. Het zijn benedictijnen, van
de Cisterciënser orde. Broeder De Foucault heeft hier ook gewerkt. Dit was een
oud militair'die op 30 jarige leeftijd monnik werd en als zodanig tijden lang in
de Sahara te midden van mohammedanen
werkte. Hij werd ook wel de Universele Broeder genoemd.
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50 Mönche verdienen dort ihrenLebensunterhalt mit Landwirtschaft und ihrer allerorts geschätzten
Weinindustrie. Sie leben nach den Regeln des StBenoit, der zur Familie der Benediktiner gehört
und dem Orden der Zisterzienser untersteht.Das alte Kloster ehrt das Andenken des Père de
Faucault (ehemaliger Militär, der
zum Mönch wurde).
L'Etoile
Chambres et tables d'hôtes Mas du Tilleul
Chambres et table d'hôtes GR-Infos GR70 Chemin Stevenson |
Ancien hôtel de villégiature avec un magnifique parc au bord de l'Allier, L'Etoile Chambres et tables d'hôtes se situe à La Bastide-Puylaurent entre la Lozère, l'Ardèche et les Cévennes dans les montagnes du Sud de la France. Au croisement des GR7, GR70 Chemin Stevenson, GR72, GR700 Voie Régordane (St Gilles), Cévenol, Gorges de l'Allier, Roujanel, Montagne Ardéchoise, Margeride, Gévaudan et des petites randonnées à la journée. Idéal pour un séjour de détente.